jeudi 16 juillet 2009

Fin des tribulations 2009

Ce voyage aura été une véritable expérience et fourni de nombreux apprentissages.

Pas de tout repos toutefois : en cours de transsibérien, 5 changements d'une heure et des horaires de train souvent difficiles. A ne plus savoir où nous en sommes tout en sachant où l'on est. Qui plus est, au retour, 12 heures de décalage par rapport à Beijing et 18 heures de vol. Total et résumé : horloge biologique complètement bousillée.


La partie sibérienne du voyage en train n'offre pas beaucoup de diversité - bouleaux, pins rouges et cèdres - et peu de vue des agglomérations que nous traversons sauf si elles sont industrielles. Conditions de vie de pays difficiles, sauf peut être à Eka. à cause des richesses de l'Oural. Pas de champ cultivé, sauf pour consommation personnelle. Les Russes sont peu souriants mais accueillants et serviables. L'environnement les préoccupe, mais qu'en est-il de leur gouvernement ? Ils voient d'un mauvais oeil le bois et le gaz (la route des pipelines fait l'objet de manifestations) partir pour la Chine. Le Québec et la Sibérie ont en commun la convoitie qu'attisent leurs ressources naturelles et l'eau.


La partie transmongolienne du train nous a fait découvrir la beauté des paysages et donné un aperçu du désert de Gobi. C'est une destination nature prisée des Européens. Lors de notre court séjour, nous avons pu découvrir plusieurs artistes, surtout en arts visuels, et un folklore riche.

Et finalement, la Chine. Déjà du train, on comprenait que nous étions dans un autre univers. Beijing nous a ravies, l'aviez-vous deviné ? Moins de monde que nous nous y attendions - comme quoi tout est relatif ! Plusieurs voyages en vue pour découvrir ce pays fascinant.

Merci à Gaétane, Josée, Jacques B., Martine, Carmen, Denise, Lise P., Nicole P., Claude, Nicole B., Michelle, Jacques C., André, Micheline, Guylaine, Mario et Jean-Pierre qui nous ont fait signe au cours du dernier mois.

Bonne vacances à vous tous.

lundi 13 juillet 2009

Beijing

Les mots sont difficiles à trouver pour décrire les impressions qui nous assaillent lors de la découverte de Beijing. La démesure est peut être ce qui nous frappe d'abord de cette ville de 20 millions d'habitants. Puis, en l'explorant davantage, on découvre que le plus intéressant et le plus significatif, ce sont bien sûr le patrimoine et la façon de vivre des gens.
Nous avons survolé en 3 jours les incontournables : cité interdite et place Tienamen, temple du ciel - lieu de culte construit sous les Ming, palais d'été au nord de B., la grande muraille et un des tombeaux des Ming situés dans un arc montagneux aménagé selon les principes fengshui.
Notre guide Eva, une Chinoise du nord qui vit à B. depuis une vingtaine d'années, nous a bombardées d'infos historiques, culturelles et sociologiques (et pratiques) durant la trentaine d'heures que nous avons passées avec elle. Formation accélérée mais essentielle pour un minimum de compréhension, et ce en plus des lectures préparatoires. Elle est passionnée, attentive, vive et charmante.
Nous nous sommes aussi balladé dans un parc et des hutong (vieux quartiers aux conditions de vie très anciennes). Nous avons rencontré dans le parc des retraités chantant, dansant ou jouant aux cartes, quelque fois gardant leur très petit enfant, tous souriants et prêts à sympathiser (on s'est reconnu ...)Dans les hutong : petits marchés improvisés de la rue, étals et petites boutiques, de même que des ruelles étroites - corridors souvent - où se trouvent les minuscules habitations avec des sanitaires inexistants.
La proximité de notre hôtel avec l'un d'eux nous a permis de constater que les habitants profitent de la rue jusque tard en soirée, prenant un peu d'air frais.

Une caractéristique de B. est le smog. Depuis notre arrivée, ciel couvert et entre 31et 34 degrés, d'où touffeur et smog épais. Hier, pluie abondante en pm. Pas de chance car selon Eva, 16 jours sur 20 le ciel est bleu. Vision communiste ou réalité ? Aujourd'hui, soleil et plus de 34. Il semble que la visibilité sera meilleure.
En vrac :
Partout très propres les rues,
Beaucoup de policiers discrets dans les rues et à Tienamen des militaires en prime,
Les Chinois sont souriants et faciles d'accès - oui Nicole nous utilisons Ni hao, Xie Xie, et Pou,
La plupart du temps ce sont les hommes qui s'occupent des enfants dans les lieux publics et les restaurants,
Plusieurs petites maisons possèdent des installations de chauffage solaire,
B. est ceinturée de hautes montagnes rocheuses dont l'origine est en Mongolie, beaucoup de vert : parcs et allées.
Nous mangeons enfin beaucoup de légumes et sommes un peu étonnées que le thé n'ait pas davantage de place à table. Avons bien sûr goûté au canard laqué ; celui d'un petit vieux restaurant dans un hutong remporte la palme.
Avons assisté à un spectacle du traditionnel opéra de Pékin. Impressionnant!
D'autres plaisirs nous attendent.
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jeudi 9 juillet 2009

Arrivée en Chine

Après 12 heures de désert ponctuées de 2 courts arrêts, nous nous sommes arrêtés une heure à la frontière mongole.
Un des douaniers a demandé à ce que nous ouvrions le Black - des fois qu'il contiendrait des données stratégiques - et n'a pas compris que notre fournisseur soit MongolTel. Comme notre mongol n'est pas meilleur que notre russe, il a heureusement lâché prise car nous y serions encore.
Nous avons quitté la Mongolie sous le garde-à-vous de soldats.
Quelques km plus loin, la frontière chinoise. Il fait déjà nuit (20h30) alors qu'à Moscou la nuit tombait vers 23h30. Signe que nous allons toujours plus vers le sud.
Les hauts-parleurs de la gare diffuse l'air de Carmen, Prends garde à toi. Est-ce un message ?
Pour les formalités sanitaires, il y a prise de la température par les yeux. Jamais vu ça. Quant aux douaniers chinois, ils se disputent avec les Russes la 1ère place de l'air bête.
Si le temps alloué aux formalités est assez court, l'arrêt de 5 heures est essentiellement consacré aux changements de roues des wagons. En effet en Russie et Mongolie, la largeur des rails excède la jauge standard. Qu'à cela ne tienne !
Le train entre dans un hangar où les wagons sont isolés - le nombre de secousses qu'il faut subir pour cette opération vaut bien une séance de massage agressif. Puis ils sont soulevés, les roues remplacées et redescendus. L'expression remettre le train sur ses rails prend tout son sens . Réarrimage des wagons et retour à la gare.
C'est alors que des hommes sont montés dans le wagon pour occuper 3 compartiments. Compte tenu des égards dont ils ont fait l'objet et de la cour dont ils étaient entourés, à coup sûr des membres influents du parti. Et ça gueulait en chinois dans le corridor. Sympathique cette initiation au communisme.
Dernier tronçon de train car nous serons à Beijing dans quelques heures. Donc fin de l'aventure transsibérienne.
Prochain topo sur Beijing.

Ps : nous sommes loin de Urumqui.
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Mongolie

Un univers.
2400 km par 1300 km peuplés par 2M d'habitants dont la moitié vit dans la capitale Ulan Baator.
Steppes, vallées grandioses, montagnes de velours ou rocheuses selon la région. Nomades éleveurs de moutons et chèvres (cashmere), de chevaux (variété capable de percer l'épaisse couche de neige pour brouter) et parfois de bovins. Grands amateurs de viande en hiver et de lactage en été. Vie très rude sous la yourte. Cavaliers gardiens des troupeaux, seuls habitants des steppes avec les corbeaux, les faucons, quelques aigles et hérons (!).
La nature et les nomades sont le véritable intérêt de la Mongolie.
Ulan Bator est une ville en changement et en construction où le développement se fait sauvagement. Elle illustre les villes en développement où se côtoient gratte-ciel, condos luxueux, HLM et édifices soviétiques, le tout entouré de bidonvilles. La Corée du sud et le Japon y sont très présents.

Après une journée de visite dans la capitale, nous avons quitté UB en Rover - Toyota bien sûr - pour une rapide visite vers l'est. Steppes de velours, quelques arbres et vallées étroites. Puis direction ouest à 200 km de UB : près de 50 de pistes car LA route qui relie la Russie à UB est en réfection. Vallées très larges et montagnes plus arides, souvent en granit.
Avons dormi dans un camp d'une trentaine d'yourtes. Camping de grand confort.
Le lendemain, visite du site de Khar-Korin, protégé par l'UNESCO, capitale mongole construite par Chenggis Khan auquel on voue un véritable culte. En prime, de petits monastères bouddhistes de culte rouge et jaune - bouddhisme 102. Deux jours de découvertes, de soleil et "d'aventures". La pluie du lendemain a atténué la poussière sur le chemin du retour.
Pour terminer ce séjour en beauté, nous avons délaissé les patates bouillies et le porc pour les scampis et les spaghettis très arrabiata, le tout arrosé par un Côtes du Lubéron. En 2 semaines et pour 71$US, ça n'est pas de l'abus ! En Russie le vin seul aurait coûté 90$US.
Nous sommes à bord du train qui nous amènera à Beijing et entrons dans le désert de Gobi. Je ne vous dis pas la poussière dans le couloir parce qu'un con a voulu prendre une photo !
Nous espérons que le passage des frontières sera moins long cette fois. Nous avons été arrêté 6 heures à la frontière russe - avec le sourire qu'on leur connaît ...- et 2 heures à la frontière mongole. Sous un soleil de plomb, longtemps confinées au compartiment.
A demain alors que nous serons en Chine.
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samedi 4 juillet 2009

Sibérie - suite et fin

Vous avez bien sûr compris que la ville dont il était question dans la dernière édition était Iront.
On y retrouve beaucoup de véhicules provenant du Japon et achetés usagés à Vladivostok. Le hic : le volant est à droite. Et comme en plus ils conduisent comme des fous, c'est ahurissant. Je joins les photos des maisons du XVIIe dont j'ai précédemment parlées.

Vous trouverez aussi une photo de notre visite chez les Buriates de Oust Urda où nous avons assisté à une cérémonie chamanique.

En quittant Irkutsk par le train de nuit en 2e - oui nous régressons mais la compagnie de deux jeunes Russes nous a consolées ...- nous nous sommes arrêtées à Ulan Ude, capitale de la Buratie. Le but : comparer les rites bouddhiste et chamanique. Fascinant cette initiation !

Nous quittons la Sibérie et la Russie. Présentement à la frontière mongolienne, nous attendrons 6 heures pour les formalités. Heureusement il fait très beau. Nous avons pris le train très tôt ce marin et partageons un wagon de seconde avec des Australiens. Voyageons avec un Danois et une Française.

Très heureuses de notre séjour en Sibérie et des découvertes que nous y avons faites. Nous y avons trouvé plusieurs similitudes avec le Québec et le Canada : abondance de ressources naturelles et d'eau douce. Selon certains, la Chine les utilisent allègrement.

Josée est curieuse de savoir ce que nous mangeons. Beaucoup de viande de porc et peu de poisson. Quant aux légumes, la pomme de terre est reine. Beaucoup moins de betteraves que je m'imaginais en dehors de Moscou où nous avons goûté à une salade betterave-pomme-petit pois vraiment bonne. Les autres légumes d'accompagnement sont le brocoli, le chou fleur, et les pois. Au lac Baikal nous nous sommes régalées du poisson local omul, saumonidé à chair blanche. Frais, fumé, salé. Excellent.

Plusieurs d'entre vous avez éprouvé des difficultés à inscrire un commentaire sur le blog et nous l'avez fait parvenir par courriel. Merci de nous suivre et de votre intérêt.
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jeudi 2 juillet 2009

Notre premier contact avec la ville : une salle de bain.
Apres plus de 53 heures dans le vieux train du transsiberien, a partager les toilettes et un lavabo avec une quinzaine de personnes, quel bonheur de prendre une douche chaude dans une salle de bain propre !
Sitot lavees, sitot sorties, car notre guide et notre chauffeur (excusez !) nous attendent.
Que dire de cette ville ?  Nous voici en Asie - ligne d'Europe traversee peu apres Eka. - et probablement que cela a un effet sur l'architecture de la ville situee sur un large riviere, l'Angara, affluent de l'Íenissei. Une caracteristique est certes les vieilles maisons du 17 siecle, en bois, aussi connues sous le nom d'isbas.  On croirait nos chalets en bois ronds mais beaucoup plus ouvres.  Des photos suivront.  Sinon peu de batiments interessants et un melange bizarre de tous les genres.  Toutefois les parcs et espaces verts du centre-ville sont attrayants et bien entretenus.  La proximite de l'eau est interessante et bien exploitee. Notre guide Natacha parle un francais exceptionnel et nous a appris plein de choses sur la ville et la Siberie.
Apres avoir profite des draps blancs et surtout d'un lit confortable, nous avons file vers le lac Baikal, masse d'eau impressante qui attire les touristes etrangers et ou nous avons d'ailleurs retrouve plusieurs passagers du train.  Cette masse d'eau datant de 25 millions d'annees est d'une purete exceptionnelle et nous avons rempli nos bouteilles directement du bateau sur lequel nous nous sommes balladees.  Le nombre d'especes animales et vegetales qui y vivent se comptent par centaines.  Plus de 500 rivieres alimentent le lac qui nous rappelent nos lacs quebecois.  Avons dormi dans un chalet en bois rond pour completer le portrait touristique.
Aujourd'hui, incursion dans le pays buriat (Mongols installes en Siberie).  Cette ethnie est l'ancetre des autochtones de l'Amerique. Le chamman a ete ravi de nous accuellir et de nous faire profiter de ses imprecations et de la fete de l'ete.  Photos a venir.
 
Je laisse ce courriel a votre imagination car j'ecris sur un clavier russe sans accent en attendant le train qui nous amenera demain matin a Ulan Ude.





Avec Windows Live, vous gardez le contact avec tous vos amis au même endroit.

mardi 30 juin 2009

Transsibérien - 2e étape

Les trains se suivent et ne se ressemblent pas. Après l'Oural super moderne, neuf et propre, nous voici à bord du Baikal, vieux train qui n'offre pas un confort comparable.
Une précision : la photo envoyée précédemment est celle de la pravadnitsa. Et oui Gaétane il y a des pravadnitsi et sinon, les hommes adorent boire de la bière même dans la rue, par exemple en promenant leur bébé.
La vie dans le train est rythmée par les repas et les arrêts qui, s'ils sont assez longs, nous permettent de sortir prendre l'air et nous dégourdir les jambes. Au moment des repas des boissons nous sont offertes de même que des spécialités locales via une criée de wagon en wagon. Les passagers circulent pour aller au restaurant. Vers 10 heures la pravadnitsa passe la balayeuse dans le couloir et les compartiments.
Il semble que les passagers soient essentiellement russes. Dans le train précédent, 4 des 8 compartiments de 1ère étaient occupés par des étrangers : 2 par des Américains, 1 par un couple de Français et nous. Cette fois les Français sont encore du voyage et s'ajoutent des Australiens, des Anglais et des Américains. Hier nous avons passé l'après-midi à discuter avec le couple de Rennes, pharmaciens et grands voyageurs.
Nous avons quitté Eka. à 4 heures dimanche et au niveau du paysage, peu de changement pour les 1000 premiers km. Nous sommes entrées en Sibérie quelque temps après notre départ. A partir de Barabinsk, la steppe. Puis nous traversons l'Ob, bien connu des cruciverbistes, et arrivons à Novosibirsk qui m'a tant fait rêvé ! Mais à 1 heure du matin lundi, heure locale et nous dormons tacatac tacatac.
Au réveil, le paysage et l'environnement changent. L'extraction du charbon dans la région favorise la création de villes, un chemin de fer plus efficace et semble -t-il un meilleur niveau de vie.
Aux environs de Krasnoyarsk, des collines apparaissent et, sauf pour les cultures, on se croirait en Charlevoix ou presque.... Car pas de culture d'importance en Sibérie. Étonnant car les jardins autour des maisons semblent bien produire et la terre est noire.
Encore un changement d'heure. A Moscou il faisait nuit de 23h30 à 5h. Ici nous sommes à Moscou +5 et la nuit arrive à minuit.
Nous serons à Irkutsk dans 1 heure. Prochaine étape le lac Baikal.
En terminant, une pub pour Bell - Non elle n'a pas été achetée par Sabia! J'ai éprouvé des problèmes de connectivité et avec le no sans frais que Bell avait fourni, un seul appel a suffi. Super quand on est à l'autre bout du monde.
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